..................................................................................................à la fête de la musique
avec Radio Quenelle
grand rendez-vous à :
Grande Verrière des Subsistances
8 bis quai Saint-Vincent 69001, Lyon, France
tu as oeuvré dans l'ombre ...
Cette annonce avait été faite :
"Le 21 juin prochain, venez découvrir 5 jeunes artistes et groupes prometteurs en live : - Tachka / folk jazz - Venustre / rock electro blues - Jesus is my girlfriend / alternative minimaliste rock - Over the snare / trip hop - Your mouth is your friend / electro rock
Une sélection 100% locale proposée par Les Subsistances, Le Petit Bulletin & www.radioquenelle.fr
+++ PIQUE-NIQUE UN MARCHÉ DES PRODUCTEURS De bonnes choses de producteurs et artisans locaux à manger sur place. En partenariat avec : R3AP (Comité de promotion des produits de Rhône-Alpes)
Clip promotionnel réalisé et mixé par Rémi Chenaud, Radio Quenelle"
Voilà le pourquoi de cette note, Rémi, tu as droit aux honneurs sur le blog de ta maman !
J'étais pourtant en mode "off", mais je suis passée "on" quelques instants.
Extrait de son livre paru en avril 2011 : Les mots de ma vie
Vieillir, c’est chiant. J’aurais pu dire : vieillir, c’est désolant, c’est insupportable, c’est douloureux, c’est horrible, c’est déprimant, c’est mortel. Mais j’ai préféré « chiant » parce que c’est un adjectif vigoureux qui ne fait pas triste. Vieillir, c’est chiant parce qu’on ne sait pas quand ça a commencé et l’on sait encore moins quand ça finira. Non, ce n’est pas vrai qu’on vieillit dès notre naissance. On a été longtemps si frais, si jeune, si appétissant. On était bien dans sa peau. On se sentait conquérant. Invulnérable. La vie devant soi. Même à cinquante ans, c’était encore très bien. Même à soixante. Si, si, je vous assure, j’étais encore plein de muscles, de projets, de désirs, de flamme. Je le suis toujours, mais voilà, entre-temps – mais quand – j’ai vu le regard des jeunes, des hommes et des femmes dans la force de l’âge qu’ils ne me considéraient plus comme un des leurs, même apparenté, même à la marge. J’ai lu dans leurs yeux qu’ils n’auraient plus jamais d’indulgence à mon égard. Qu’ils seraient polis, déférents, louangeurs, mais impitoyables. Sans m’en rendre compte, j’étais entré dans l’apartheid de l’âge. Le plus terrible est venu des dédicaces des écrivains, surtout des débutants. « Avec respect », « En hommage respectueux », Avec mes sentiments très respectueux ». Les salauds! Ils croyaient probablement me faire plaisir en décapuchonnant leur stylo plein de respect? Les cons! Et du « cher Monsieur Pivot » long et solennel comme une citation à l’ordre des Arts et Lettres qui vous fiche dix ans de plus! Un jour, dans le métro, c’était la première fois, une jeune fille s’est levée pour me donner sa place. J’ai failli la gifler. Puis la priant de se rasseoir, je lui ai demandé si je faisais vraiment vieux, si je lui étais apparu fatigué. « Non, non, pas du tout, a-t-elle répondu, embarrassée. J’ai pensé que… » Moi aussitôt : «Vous pensiez que…? -- Je pensais, je ne sais pas, je ne sais plus, que ça vous ferait plaisir de vous asseoir. – Parce que j’ai les cheveux blancs? – Non, c’est pas ça, je vous ai vu debout et comme vous êtes plus âgé que moi, ç’a été un réflexe, je me suis levée…-- Je parais beaucoup beaucoup plus âgé que vous? –Non, oui, enfin un peu, mais ce n’est pas une question d’âge… --Une question de quoi, alors? – Je ne sais pas, une question de politesse, enfin je crois…» J’ai arrêté de la taquiner, je l’ai remerciée de son geste généreux et l’ai accompagnée à la station où elle descendait pour lui offrir un verre. Lutter contre le vieillissement c’est, dans la mesure du possible, ne renoncer à rien. Ni au travail, ni aux voyages, ni aux spectacles, ni aux livres, ni à la gourmandise, ni à l’amour, ni à la sexualité, ni au rêve. Rêver, c’est se souvenir tant qu’à faire, des heures exquises. C’est penser aux jolis rendez-vous qui nous attendent. C’est laisser son esprit vagabonder entre le désir et l’utopie. La musique est un puissant excitant du rêve. La musique est une drogue douce. J’aimerais mourir, rêveur, dans un fauteuil en écoutant soit l’adagio du Concerto no 23 en la majeur de Mozart, soit, du même, l’andante de son Concerto no 21 en ut majeur, musiques au bout desquelles se révéleront à mes yeux pas même étonnés les paysages sublimes de l’au-delà. Mais Mozart et moi ne sommes pas pressés. Nous allons prendre notre temps. Avec l’âge le temps passe, soit trop vite, soit trop lentement. Nous ignorons à combien se monte encore notre capital. En années? En mois? En jours? Non, il ne faut pas considérer le temps qui nous reste comme un capital. Mais comme un usufruit dont, tant que nous en sommes capables, il faut jouir sans modération. Après nous, le déluge? Non, Mozart.
Voilà un excellent roman policier, je dirais même grand , car le genre policier apparaît, bien à tort, dans la littérature comme un genre mineur !
Histoire banale et très en vogue d’un tueur en série : mais c’est la manière dont ce sujet ordinaire est traité qui en fait sa force, et c’est ce que l’on retient à la lecture et c’est ce qui vous tient en haleine pendant toute cette lecture .
Le titre, d’abord par son évocation musicale est un clin d’œil à bien des films noirs :<> ou <>, la musique et la mort vont de pair .
Mais bien plus, Michel de Montaigne avait déjà utilisé l’image de la rapsodie pour définir son texte : LES ESSAIS , utilisé dans le domaine de la couture, une « rapsodie » était un ensemble de pièces de tissus cousues ensemble à fin de fabriquer une pièce plus importante , on appellerait cela ,actuellement , un patchwork dont le but est plus esthétique, bien que la manière soit identique. .
La première de couverture nous offre une image particulièrement bien choisie pour représenter un ange : joufflu et innocent, regard vide ou absent qui se dérobe : très inquiétant , et des ailes rappelant les cornes du diable ou des oreilles d’âne.
L’écriture est remarquable par sa maitrise alternant la dérision , la drôlerie même, le cynisme, la violence, la haine et le mépris tout ensemble . le style est tendu et rend l’émotion plus intense.
Ce qui frappe d’abord c’est que le récit n’est pas continu : avec une extraordinaire habileté, le narrateur , jongle avec le temps, passé lointain , présent , passé récent , s’entrecoupent ; habilement tissés autour des thème principaux comme une rapsodie à la Montaigne.
Et c’est là, la grande prouesse de l’auteur de promener son lecteur de retours en arrière en bonds en avant , puis pauses sur image et reprises sur un temps dont on ne sait où il se situe , mais qui permet toujours de cerner l’histoire du personnage, de mieux le comprendre, de progresser avec lui dans le récit.
Un récit qui loin d’être terne allie aussi toutes les techniques romanesques ,sobres descriptions comme des traits de croquis qui vont à l’essentiel, dialogues bien maitrisés, pas de bavardages inutiles, tantôt le style direct , tantôt le dialogue théâtral et toujours pour mieux faire apparaître la dualité du personnage, en italiques : le flux de la conscience du héros
toujours tue aux personnages.
ANGE ou Démon , voilà brièvement le thème et la question que se pose le lecteur oscillant de l’un à l’autre , plutôt victime d’une malédiction, victime inconsciente qui apporte la mort autour de lui autant qu’il la donne ; et c’est pour le sauver ou le neutraliser que la justice , incarnée par l’inspecteur Dujardin , l’amitié incarnée par Jean et le « travail analytique » par Michaël, vont coordonner leurs pouvoirs .
Mais le thème du secret refoulé est la clef de voûte qui tenait cet être hybride, bisexuel et complexe. LA clef de voute s’effondrant , il ne reste plus qu’à Ange a effectuer son dernier saut celui de l’ange .
La vision récurrente dans le texte d’une valise sans propriétaire qui « se fait la malle »blessant les gens sur son passage n’était-elle pas celle de Ange jeté dans la vie sans garde-fou ?
PAUL DURAND-DEGRANGES vit en Provence , il a toujours écrit , et avec ce roman il prouve la maîtrise parfaite qu’il a de son art.
ELIETTE VIALLE : mon amie depuis le lycée !
infos : couverture du livre image sur le site Amazon; photo de l'auteur (idem) ;image pour rapsodie ,décoratif mural Patchwork Rapsodie d'Automne sur le web google .
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Ce blog a été créé pour être une porte ouverte sur le Monde, où chacun(e) peut rentrer sans frapper, déposer quelques mots. Mon journal de bord au gré de mes idées,mes envies,de mes coups de cœur. Bon voyage sur ce chemin.Tous droits réservés