Irradiation des aliments : exigeons l’interdiction en application du principe de précaution !
Communiqué de presse
Paris, 8 avril 2010
Collectif français contre l’irradiation des aliments
Le Collectif français contre l’irradiation des aliments met en garde contre les décisions de l’Union européenne que pourrait impliquer l’avis que vient de publier l’AESA/EFSA sur l’irradiation des aliments.
En l’absence de recherches sérieuses et indépendantes, le collectif exige l’application du principe de précaution et l’interdiction de cette technologie pour le traitement de notre alimentation.
Certes, il mentionne des problèmes récents sur des chats ayant consommé des aliments irradiés et l’incertitude concernant les causes et le mécanisme ayant conduit à ces problèmes neurologiques (leucoencéphalomyelopathie) ainsi que l’éventuelle pertinence de tels effets sur l’être humain. Toutefois, les experts de l’AESA ont conclu qu’aucun risque microbiologique n’est associé à l’usage de cette technologie.


Elle recommande que les décisions concernant l’autorisation de produits et de doses pour le traitement par irradiation ne portent pas seulement sur des catégories de produits mais aussi sur des facteurs comme : les bactéries visées, le niveau de réduction bactériologique visé, si l’aliment est frais, congelé/surgelé, sec/séché ou sa teneur en graisses ou en protéines. Elle considère en outre que la liste de produits autorisés devrait également prendre en compte la diversité de produits alimentaires aujourd’hui commercialisés, tels que les aliments prêts-à-consommer.
Il faut noter par ailleurs que le dernier rapport disponible sur les contrôles dans les Etats membres de l’Union européenne porte sur l’année 2007. Nous sommes donc dans une complète incertitude sur la situation des contrôles et des éventuelles fraudes sur les volumes irradiés et commercialisés à l’intérieur de l’Union européenne, depuis plusieurs années. Nous savons en outre que ces contrôles sont disparates, sans règle commune, peu fiables et ne permettent en aucune façon d’informer les citoyens-consommateurs.

Ceci rend d’autant plus dérisoire la mention dans l’avis du fait que l’irradiation ne concerne que de petites quantités d’aliments, ce qui mériterait d’être sérieusement démontré. Il faudrait en outre pouvoir garantir que les volumes n’augmenteraient pas si la réglementation actuelle devait être assouplie, ce que semble préfigurer cet avis. Ce dernier ne précise pas comment la liberté de choix du consommateur pourrait être efficacement assurée, notamment si l’obligation d’étiquetage devrait être maintenue, accompagnée de contrôles cohérents et suffisamment nombreux sur tout le territoire de l’UE, et de sanctions dissuasives en cas de fraudes.

Nous considérons que cet avis confirme nos craintes – largement documentées dans nos précédentes analyses. En effet, il ouvre un boulevard à la révision des conditions théoriquement imposées par l’Union européenne à ses Etats membres., Une telle révision pourrait aboutir à la banalisation de l’usage de cette technologie, dans le seul but de ne pas entraver le commerce international de produits alimentaires et pour se conformer aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Codex alimentarius, véritable gendarme de l’OMC.

Nous alertons nos représentants politiques et les citoyens en France et dans l’Union européenne sur le danger que représente cet avis de l’AESA à la fois pour la sécurité sanitaire de notre alimentation mais aussi pour l’environnement et l’équilibre socio-économique dans les territoires de production, de transformation et de consommation.
Depuis de nombreuses années, nous appelons nos représentants à engager ou permettre des recherches indépendantes sur les effets à long terme de la consommation d’aliments irradiés.
Aujourd’hui plus que jamais, compte tenu des incertitudes sanitaires et des risques environnementaux et socio-économiques liés à cette technologie, nous exigeons la conduite de recherches, sérieuses et indépendantes d’intérêts économiques et idéologiques, sur les effets à long terme de la consommation d’aliments irradiés.
En l’absence de telles recherches, nous exigeons l’application du principe de précaution et l’interdiction de cette technologie.

Collectif français contre l’irradiation des aliments*
www.irradiation-aliments.org
c/o Action Consommation – 21 rue Alexandre Dumas 75011 Paris
Contacts presse : info@irradiation-aliments.org
Véronique Gallais (Action Consommation) :
vgallais@actionconsommation.org – 06 8689 7889
Roland Desbordes (CRIIRAD) : roland.desbordes@criirad.org – 06 8618 0187
* Action Consommation, Adéquations, Agir Pour l’Environnement, Les Amis de la Terre, Association Léo Lagrange pour la Défense des Consommateurs, Association pour l’Information sur la Dénaturation des Aliments et de la Santé (AIDAS), ATTAC France, Biocoop, Collectifs Bure-Stop, Confédération Paysanne, CRiiRAD, Ecoforum, Ekwo, Fédération Nature et Progrès, Food and Water Europe, OGM Dangers, Générations Futures (MDRGF), RECit (Réseau des écoles de citoyens), Réseau "Sortir du nucléaire"
nb/ illustrations , images glanées sur le web; insérées au texte reçu
Alors que faut-il en penser ?
De toute façon
Nous sommes et nous restons des consommateurs
Que nous le voulions ou non !
Notre liberté est bien restreinte en la matière
Les étiquettes nous causent dans une certaine mesure
C'est souvent écrit en tout petit , presque illisible
Et il nous faudrait une traduction simultanée , tellement c'est compliqué
Faut-il faire la diète ?
Faut-il ne plus rien acheter ?
Je ne veux en aucun cas vous influencer
je vous livre
les informations reçues
!
et pour une lecture plus agréable
j'ai mis quelques illustrations
!