24 avril 2012

A Cublize ce 21 avril 2012 : des noces de diamant , ça n'arrive pas tous les jours !

60ans_diamant

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Jean Baptiste & Marie-Claude

les parents de mon époux

fêtaient "60 ans de mariage"

noces de diamant

les 4 garçons étaient présents

Raymond né en 1953

Jean Paul & Claude : les jumeaux nés en 1955

Marc le petit dernier né en 1957

La famille Chenaud début années 60 001

la famille Chenaud

début des années 60

&

ils étaient aussi bien entourés par les petits-enfants

seule Maëlys arrière petite fille était là, son petit frère Nolan était hospitalisé, mais il va mieux

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cette équipe de choc a réalisé une chanson surprise

 je vous présente la chorale du jour

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Petite chanson pour Dodo et Jean

Sur l’air de « Mon amant de Saint Jean »

 

 

1 - Je ne sais pourquoi j'allais danser
A Saint-Jean au musette,
Mais quand un gars m'a pris un baiser,
J'ai frissonné, j'étais chipée
Comment ne pas perdre la tête,
Serrée par des bras audacieux
Car l'on croit toujours
Aux doux mots d'amour
Quand ils sont dits avec les yeux
Moi qui l'aimais tant,
Je le trouvais le plus beau de Saint-Jean,
Je restais grisée
Sans volonté
Sous ses baisers.

 

 

 

On ne sait comment ça a commencé

A Chadois dans le Rhône

Mais quand Dodo et Jean se sont croisés,

Ils s’sont aimés, se sont mariés

Aujourd’hui c’est un jour de fête,

Pour nos grands-parents adorés

Ils nous ont conviés

A la Voisinée (NB : nom du restaurant de Cublize)

Pour fêter leurs noces de diamant

Eux qui s’aiment tant

Depuis bientôt maintenant 60 ans,

Nous sommes rassemblés

Tous autour d’eux

Pour les fêter.

 

2 - Sans plus réfléchir, je lui donnais
Le meilleur de mon être
Beau parleur chaque fois qu'il mentait,
Je le savais, mais je l'aimais.
Comment ne pas perdre la tête,
Serrée par des bras audacieux
Car l'on croit toujours
Aux doux mots d'amour
Quand ils sont dits avec les yeux
Moi qui l'aimais tant,
Je le trouvais le plus beau de Saint-Jean,
Je restais grisée
Sans volonté
Sous ses baisers.

 

 

Sans trop attendre, elle lui donnait

Quatre beaux et grands garçons

Ils étaient tous un peu polissons

Mais les jumeaux c’était l’pompon.

Aujourd’hui c’est un jour de fête

Pour nos grands-parents adorés

Ils nous ont conviés

A la Voisinée

Pour fêter leurs noces de diamant.

Eux qui s’aiment tant

Depuis bientôt maintenant 60 ans,

Nous sommes rassemblés

Tous autour d’eux

Pour les fêter.

 

3 - Mais hélas, à Saint-Jean comme ailleurs
Un serment n'est qu'un leurre
J'étais folle de croire au bonheur,
Et de vouloir garder son cœur.
Comment ne pas perdre la tête,
Serrée par des bras audacieux
Car l'on croit toujours
Aux doux mots d'amour
Quand ils sont dits avec les yeux
Moi qui l'aimais tant,
Mon bel amour, mon amant de Saint-Jean,
Il ne m'aime plus
C'est du passé
N'en parlons plus

 

 

Et plus tard, à Chadois ils conviaient

Leurs cinq petits enfants

A chaque vacances d’été

Entre cousins on adorait.

Aujourd’hui c’est un jour de fête

Pour nos grands-parents adorés

Ils nous ont conviés

A la Voisinée

Pour fêter leurs noces de diamant.

Eux qui s’aiment tant

Depuis bientôt maintenant 60 ans,

Nous sommes rassemblés

Tous autour d’eux

Pour les fêter.

 

Eux qui s’aiment tant

Depuis bientôt maintenant 60 ans,

Nous sommes rassemblés

Tous autour d’eux

Pour les fêter.

 

Nous sommes rassemblés

Pour les fêter

Applaudissez  les !!

 

 

m_IMG_2710

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comme vous pouvez le constater

2 trinquent

pendant que

2 chantent

" Ah ! le petit vin blanc"

nocesdediamant-2275
photos personnelles & 5 images du web

j'ai réalisé avoir oublié 2 images symboliques

les moutons de Dodo & Jean

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clin d'oeil personnel

&

les poireaux du " petit " jardin pour nourrir un régiment

champ-de-poireaux-1073911102-1345980

http://www.leprogres.fr/rhone/2012/04/26/amplepuis-noces-de-diamant-pour-marie-claude-et-jean-chenaud

Posté par remiche à 04:24 - Fête
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28 mars 2012

Vaseline ou colle à maquette ?

étonnant ici , mais pour une fois , une petite histoire à déguster

9c

Fred et Mary se marient mais ils n'ont pas les moyens de s'offrir une lune de miel,

alors ils retournent chez les parents de Fred pour leur première nuit ensemble.

nuit-de-noces-pochette-avant
 
  Le matin, Johnny, le petit frère de Fred se lève et prend son petit déjeuner.
 
  Il est prêt à partir pour l'école et il demande à sa maman si Fred et Mary sont déjà debout.

  Elle répond : " Non "
 
  Johnny demande : " Tu sais ce que je pense ? "
 
  Sa maman répond : " Je ne veux pas entendre à quoi tu penses ! "
 
  Allez, files à l'école !

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 Johnny revient à la maison pour le déjeuner et demande à sa maman :


  " Fred et Mary sont déjà debout ? "
 
  Elle répond : " Non "
 
  Johnny demande : " Tu sais ce que je pense ?
 
Elle répond : " Je m'en fous de ce que tu penses !"
 
  Finis ton déjeuner et retournes à l'école.
 
Après l'école, Johnny revient à la maison et demande encore une fois :
 
  " Fred et Mary sont déjà debout ?
 

Elle répond :- " Non "

Il demande :
 
  " Tu sais ce que je pense ? "
 
Sa maman répond : " BON ! Alors, dis-moi à quoi tu penses ? "

vaseline-tube
Il dit : " La nuit dernière Fred est venu dans ma chambre pour prendre de la vaseline et je pense que.........je lui ai donné la colle pour mes maquettes d'avion......"

colle à maquette

vaseline

je termine cette petite histoire par ce clin d'oeil au futur président

!

info : images du web & reçues par email

Posté par remiche à 09:30 - Humour ...
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15 mars 2012

Sur les traces de Pastelle ...à Lyon dans le 8 ème arrondissement .

oui

je remercie tout d'abord Pastelle

http://maislalumiere.canalblog.com

http://www.lumieresdelombre.com/archives/2012/02/23/23593927.html

qui nous a offert le plaisir de découvrir

un superbe mur peint à Lyon

au 96 Avenue Paul Santy

96 av paul santy

tout proche de chez nos enfants

alors

si nos photos ne sont pas à la hauteur de Pastelle

Raymond a fait pour le mieux

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P1030095

en face

il y a aussi une fresque , un peu dégradée

mais qui sait retenir notre regard et l'objectif du photographe

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P1030096

dommage que des tags soient venus se poser sur cette fresque

paul santy

&

un lien sur le pourquoi du nom de cette rue / avenue

http://www.geneastar.org/bio.php3?nom=santyp

 

Posté par remiche à 03:15 - Découverte
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12 janvier 2012

Folie de l'Education dite Nationale !!

Valeur humaine ajoutée, c'est à pleurer..!

poème d'une enseignante

http://sauvons-lecole.over-blog.com/article-31957228-6.html#anchorComment

Monsieur Le Président, merci de lire ce message:

Un p'tit bonheur sur une page,
Une douceur pour l'Education Nationale.

Je le confie à la toile,
La grande toile du progrès,
Afin qu'il tisse les voiles
De la solidarité,
Et qu'il rayonne aux ondes..
De l'humanité.

Je suis Professeur des Écoles
Dans un petit village de l'Eure,
Trois cents âmes y demeurent,
Et vingt-six élèves à l'école..
Une classe, dite « unique »,
Mais cinq cours, dits multiples

Dans cette école une chance,
Un p'tit morceau de bonheur,
Qui s'écrit avec ces trois lettres :
Employée de la Vie Scolaire.. .

Pour l'Éducation Nationale,
Un p'tit bonheur, c'est pas banal,
Un léger baume sur le cœur
De cette Grande Dame
Un peu bancale !

Notre bonheur, c'est Géraldine,
En silence elle participe
A la guérison d'la Grande Dame
Elle est une Valeur Ajoutée HUMAINE rentabilité,
Et c'est du bonheur assuré !

Dès le matin, elle s'active,
C'est sur le net qu'elle s'incline
Les courriers, les notes de service,
Toutes les infos de l'inspectrice,
Et celles de l'Académie.

Mes mots notés au brouillon,
Les comptes rendus de réunion,
Tapés, imprimés, photocopiés,
Enveloppés, adressés, timbrés,
Prêts à être distribués

Encadrés, les derniers dessins des CP,
Affichés, sinon à quoi bon dessiner ?
Un CM vient montrer son texte sur le musée,
Elle l'aide à le recopier, à taper sur le clavier..
Afin de ne pas gêner, le travail commencé,
Un autre enfant vient finir avec elle l'exercice,
Elle explique et décortique, redonne de l'énergie

Rangée la bibliothèque,
Notés les livres prêtés,
Elle prépare la maquette,
La une du journal scolaire
Ah! Notre petit journal "Magique", ils l'ont appelé
Quel travail de fourmi,
J'y passerais des nuits ?

Sonne la récréation, une mi-temps pour souffler,
Elle me rejoint, souriante, à la main nos deux cafés,
Quelques chaudes gorgées, entre deux conflits à régler,
Des solutions à trouver, des mots à reformuler,
Une écorchure à soigner, une blessure à consoler
Et puis c'est reparti !
Sur les chemins de la connaissance,
Vaincre ainsi sans cesse l'ignorance,
Avec labeur, effort, sérieux,
S'ouvrir l'esprit, être curieux.
Ne pas oublier l'insouciance,
De tous ces êtres en enfance,
La bonne blague ! On la mettra dans le journal,
Les bons gags, et les rires, c'est vital !

Dans les pots
Les peintures sont bien préparées,
Quatre enfants sur un chevalet,
Deux à l'ordi pour recopier,
Les autres en dessin sur papier,
Sans elle, jamais
Ce ne serait si bien géré.

Le soir, coup de fil
C'est Géraldine,
A sa voix, je perçois,
Une blessure qui abîme
Écoute, me dit-elle c'est à pleurer !
Du «Pôle Emploi» j'ai reçu un imprimé,
Dans quelques semaines, c'est marqué,
Votre contrat est terminé
Ils me demandent ce que j'ai fait,
Pour trouver un futur emploi..

Sa voix se fêle «J'ai... un emploi!»
Ils me demandent ce que j'ai fait,
pour me former, pour m'insérer,
Sa voix se gèle. puis accélère : «Je suis formée,
depuis trois ans, j'me sens utile, insérée et c'est varié,
pas bien payé, mais j'veux rester!»
Sa voix s'étrangle c'est à pleurer
Ils me demandent mes compétences,
C'que j'ai acquis, que vais-je répondre ?
Il y a l'espace d'UNE LIGNE
UNE LIGNE. mais tu te rends compte !

J'ai honte, honte il aurait fallu UNE PAGE
Au moins UNE PAGE pour répondre,
J'ai honte, honte pour notre Grande Dame
Pour ceux qui l'ont créée, l'ont fait évoluer,
Qui a tant appris aux enfants,
Qui a tant encore à leur apprendre..

Et Géraldine ???
On n'lui dira même pas MERCI
Bien sûr, pas de parachute doré,
Et même pas d'indemnité!
Ils lui précisent Oh!... comme ils disent
D'étudier ses droits pour le R.M.I.
Elle a raison c'est à pleurer ! !
Alors qu'on demande chaque jour,
A nos élèves de dire «Bonjour»
De dire «Au revoir» et. «Merci»
De s'respecter, d'être poli
Comme vous dites, Monsieur Sarkozy
Que vais-je dire, à la p'tite fille,
Qui l'autre jour, près de moi, s'est assise,
Et, tout fièrement, m'a dit :« Tu sais, Maîtresse,
moi, quand j'serai grande,
J'irai au collège, comme mon grand frère,
J'irai au lycée, j'passerai mon bac,
Et je ferai comme Géraldine! »
Je sursaute

Mon coeur se serre

C'est à pleurer.

C.Picavet
Professeur des écoles
à l'école des Livres Magiques Saint-Grégoire du Vièvre (Eure)

En hommage à toutes les Géraldine, Florence, Sabrina, Laurence,
Elodie, à tous les Philippe, Sébastien, et bien d'autres qui ont valorisé
mon travail, et participé à la guérison d'la Grande Dame
qui est encore bien malade

Je ne crois pas à la peur, je crois à la force et à la magie des mots,
Et pour garder notre bonheur, il suffirait de quelques Euros
Quel patron, quelle entreprise, après trois ans de formation, jetterait
son salarié, pour en prendre un autre, recommencer ?

Quel jardinier,
quel paysan, brûlerait sa récolte mûre, après avoir semé, soigné ?
Je n'ai pas fumé la moquette,
Je veux seulement que l'on arrête de prendre les gens pour des pions,
Qu'on arrête de tourner en rond !
Torpillé le «Chagrin d'école» en mille miettes de BONHEUR !

En l'honneur de tous ces p'tits bonheurs…
INONDONS LE NET
les amis, les décideurs,
les chômeurs, les travailleurs,
les directeurs, les inspecteurs,
employés et professeurs,
députés, ministres,
rmistes ou artistes,
chanteurs, compositeurs, rappeurs, slameurs,
radios, journaux, télés,
et à tous ceux qui sont parents d'un enfant
enfin à chaque être humain de ce pays
qui j'espère un jour dans sa vie,
a bénéficié d'un peu de bonheur,
de cette Valeur Ajoutée
HUMAINE rentabilité,
dans le giron de la Grande Dame.

P.S.: Ironie.. A la rentrée, c'est presque sûr
Notre petite école rurale
Sera dotée d'une Valeur Matérielle Ajoutée,
Des fonds ont été débloqués,
Huit ordinateurs et un tableau interactif
Nous serons à la pointe du progrès ! Et pour cela, je serai formée !
Mais, qui m'aidera à installer, et à gérer, sans Valeur Humaine Ajoutée ?

A LIRE, PUIS A TRANSMETTRE !

M E R C I ! ! !

Ce n'est pas la 1ère fois que l'Éducation Nationale, autrement dit l'État, se déshonore !!
A faire suivre le plus possible

rose livre fb _n

j'ai mis une belle image qui m'a été offerte

et ce pour faire digérer ces énormités

vous pouvez faire un copier/coller du texte et le diffuser ailleurs

inonder tous les supports possibles

car

c'est inadmissible

vous pouvez aussi voir le blog dont j'ai indiqué le lien au début

je viens de le découvrir

!

en ce qui me concerne , je ne suis guère étonnée de ces "folies" car

j'ai connu, j'ai vécu mais malheureusement je n'ai pas vaincu

larmes

Tatiana

06 décembre 2011

Les pauvres gens ....qui nous emmènent sur le chemin de Saint Nicolas .

Victor HUGO (1802-1885).

Dans ce long poème nous trouvons cette attitude juste sur son propre travail qui rend la personne généreuse et soucieuse de ses frères les plus en difficulté.

Cette générosité est admirablement partagée par le mari et la femme.

Une si belle leçon d’humanité. Prenons le temps de le lire !

Les pauvres gens

Il est nuit. La cabane est pauvre, mais bien close.
Le logis est plein d'ombre et l'on sent quelque chose
Qui rayonne à travers ce crépuscule obscur.
Des filets de pêcheur sont accrochés au mur.
Au fond, dans l'encoignure où quelque humble vaisselle
Aux planches d'un bahut vaguement étincelle,
On distingue un grand lit aux longs rideaux tombants.
Tout près, un matelas s'étend sur de vieux bancs,
Et cinq petits enfants, nid d'âmes, y sommeillent
La haute cheminée où quelques flammes veillent
Rougit le plafond sombre, et, le front sur le lit,
Une femme à genoux prie, et songe, et pâlit.
C'est la mère. Elle est seule. Et dehors, blanc d'écume,
Au ciel, aux vents, aux rocs, à la nuit, à la brume,
Le sinistre océan jette son noir sanglot.

II

L'homme est en mer. Depuis l'enfance matelot,
Il livre au hasard sombre une rude bataille.
Pluie ou bourrasque, il faut qu'il sorte, il faut qu'il aille,
Car les petits enfants ont faim. Il part le soir
Quand l'eau profonde monte aux marches du musoir.
Il gouverne à lui seul sa barque à quatre voiles.
La femme est au logis, cousant les vieilles toiles,
Remmaillant les filets, préparant l'hameçon,
Surveillant l'âtre où bout la soupe de poisson,
Puis priant Dieu sitôt que les cinq enfants dorment.
Lui, seul, battu des flots qui toujours se reforment,
Il s'en va dans l'abîme et s'en va dans la nuit.
Dur labeur ! tout est noir, tout est froid ; rien ne luit.
Dans les brisants, parmi les lames en démence,
L'endroit bon à la pêche, et, sur la mer immense,
Le lieu mobile, obscur, capricieux, changeant,
Où se plaît le poisson aux nageoires d'argent,
Ce n'est qu'un point ; c'est grand deux fois comme la chambre.
Or, la nuit, dans l'ondée et la brume, en décembre,
Pour rencontrer ce point sur le désert mouvant,
Comme il faut calculer la marée et le vent !
Comme il faut combiner sûrement les manœuvres !
Les flots le long du bord glissent, vertes couleuvres ;
Le gouffre roule et tord ses plis démesurés,
Et fait râler d'horreur les agrès effarés.
Lui, songe à sa Jeannie au sein des mers glacées,
Et Jeannie en pleurant l'appelle ; et leurs pensées
Se croisent dans la nuit, divins oiseaux du cœur.

III

Elle prie, et la mauve au cri rauque et moqueur
L'importune, et, parmi les écueils en décombres,
L'océan l'épouvante, et toutes sortes d'ombres
Passent dans son esprit : la mer, les matelots
Emportés à travers la colère des flots ;
Et dans sa gaine, ainsi que le sang dans l'artère,
La froide horloge bat, jetant dans le mystère,
Goutte à goutte, le temps, saisons, printemps, hivers ;
Et chaque battement, dans l'énorme univers,
Ouvre aux âmes, essaims d'autours et de colombes,
D'un côté les berceaux et de l'autre les tombes.

Elle songe, elle rêve. - Et tant de pauvreté !
Ses petits vont pieds nus l'hiver comme l'été.
Pas de pain de froment. On mange du pain d'orge.
- Ô Dieu ! le vent rugit comme un soufflet de forge,
La côte fait le bruit d'une enclume, on croit voir
Les constellations fuir dans l'ouragan noir
Comme les tourbillons d'étincelles de l'âtre.
C'est l'heure où, gai danseur, minuit rit et folâtre
Sous le loup de satin qu'illuminent ses yeux,
Et c'est l'heure où minuit, brigand mystérieux,
Voilé d'ombre et de pluie et le front dans la bise,
Prend un pauvre marin frissonnant, et le brise
Aux rochers monstrueux apparus brusquement.
Horreur ! L’homme, dont l'onde éteint le hurlement,
Sent fondre et s'enfoncer le bâtiment qui plonge ;
Il sent s'ouvrir sous lui l'ombre et l'abîme, et songe
Au vieil anneau de fer du quai plein de soleil !

Ces mornes visions troublent son cœur, pareil
A la nuit. Elle tremble et pleure.

IV
Ô pauvres femmes
De pêcheurs ! C’est affreux de se dire : - Mes âmes,
Père, amant, frère, fils, tout ce que j'ai de cher,
C'est là, dans ce chaos ! Mon cœur, mon sang, ma chair ! -
Ciel ! Être en proie aux flots, c'est être en proie aux bêtes.
Oh ! songer que l'eau joue avec toutes ces têtes,
Depuis le mousse enfant jusqu'au mari patron,
Et que le vent hagard, soufflant dans son clairon,
Dénoue au-dessus d'eux sa longue et folle tresse,
Et que peut-être ils sont à cette heure en détresse,
Et qu'on ne sait jamais au juste ce qu'ils font,
Et que, pour tenir tête à cette mer sans fond,
A tous ces gouffres d'ombre où ne luit nulle étoile,
Et n'ont qu'un bout de planche avec un bout de toile !
Souci lugubre ! on court à travers les galets,
Le flot monte, on lui parle, on crie : Oh ! Rends-nous-les !
Mais, hélas ! Que veut-on que dise à la pensée
Toujours sombre, la mer toujours bouleversée !

Jeannie est bien plus triste encor. Son homme est seul !
Seul dans cette âpre nuit ! Seul sous ce noir linceul !
Pas d'aide. Ses enfants sont trop petits. - Ô mère !
Tu dis : "S'ils étaient grands ! - leur père est seul !" Chimère !
Plus tard, quand ils seront près du père et partis,
Tu diras en pleurant : "Oh! S’ils étaient petits !"

V

Elle prend sa lanterne et sa cape. - C'est l'heure
D'aller voir s'il revient, si la mer est meilleure,
S'il fait jour, si la flamme est au mât du signal.
Allons ! - Et la voilà qui part. L'air matinal
Ne souffle pas encor. Rien. Pas de ligne blanche
Dans l'espace où le flot des ténèbres s'épanche.
Il pleut. Rien n'est plus noir que la pluie au matin ;
On dirait que le jour tremble et doute, incertain,
Et qu'ainsi que l'enfant, l'aube pleure de naître.
Elle va. L'on ne voit luire aucune fenêtre.

Tout à coup, a ses yeux qui cherchent le chemin,
Avec je ne sais quoi de lugubre et d'humain
Une sombre masure apparaît, décrépite ;
Ni lumière, ni feu ; la porte au vent palpite ;
Sur les murs vermoulus branle un toit hasardeux ;
La bise sur ce toit tord des chaumes hideux,
Jaunes, sales, pareils aux grosses eaux d'un fleuve.

"Tiens ! Je ne pensais plus à cette pauvre veuve,
Dit-elle ; mon mari, l'autre jour, la trouva
Malade et seule ; il faut voit comment elle va."

Elle frappe à la porte, elle écoute ; personne
Ne répond. Et Jeannie au vent de mer frissonne.
"Malade ! Et ses enfants ! Comme c'est mal nourri !
Elle n'en a que deux, mais elle est sans mari."
Puis, elle frappe encore. "Hé ! Voisine !" Elle appelle.
Et la maison se tait toujours. "Ah ! Dieu ! dit-elle,
Comme elle dort, qu'il faut l'appeler si longtemps!"
La porte, cette fois, comme si, par instants,
Les objets étaient pris d'une pitié suprême,
Morne, tourna dans l'ombre et s'ouvrit d'elle-même.

VI

Elle entra. Sa lanterne éclaira le dedans
Du noir logis muet au bord des flots grondants.
L'eau tombait du plafond comme des trous d'un crible.

Au fond était couchée une forme terrible ;
Une femme immobile et renversée, ayant
Les pieds nus, le regard obscur, l'air effrayant ;
Un cadavre ; - autrefois, mère joyeuse et forte ; -
Le spectre échevelé de la misère morte ;
Ce qui reste du pauvre après un long combat.
Elle laissait, parmi la paille du grabat,
Son bras livide et froid et sa main déjà verte
Pendre, et l'horreur sortait de cette bouche ouverte
D'où l'âme en s'enfuyant, sinistre, avait jeté
Ce grand cri de la mort qu'entend l'éternité !

Près du lit où gisait la mère de famille,
Deux tout petits enfants, le garçon et la fille,
Dans le même berceau souriaient endormis.

La mère, se sentant mourir, leur avait mis
Sa mante sur les pieds et sur le corps sa robe,
Afin que, dans cette ombre où la mort nous dérobe,
Ils ne sentissent pas la tiédeur qui décroît,
Et pour qu'ils eussent chaud pendant qu'elle aurait froid.

VII

Comme ils dorment tous deux dans le berceau qui tremble !
Leur haleine est paisible et leur front calme. Il semble
Que rien n'éveillerait ces orphelins dormant,
Pas même le clairon du dernier jugement ;
Car, étant innocents, ils n'ont pas peur du juge.

Et la pluie au dehors gronde comme un déluge.
Du vieux toit crevassé, d'où la rafale sort,
Une goutte parfois tombe sur ce front mort,
Glisse sur cette joue et devient une larme.
La vague sonne ainsi qu'une cloche d'alarme.
La morte écoute l'ombre avec stupidité.
Car le corps, quand l'esprit radieux l'a quitté,
A l'air de chercher l'âme et de rappeler l'ange ;
Il semble qu'on entend ce dialogue étrange
Entre la bouche pâle et l'œil triste et hagard :
- Qu'as-tu fait de ton souffle ? - Et toi, de ton regard ?

Hélas! Aimez, vivez, cueillez les primevères,
Dansez, riez, brûlez vos cœurs, videz vos verres.
Comme au sombre océan arrive tout ruisseau,
Le sort donne pour but au festin, au berceau,
Aux mères adorant l'enfance épanouie,
Aux baisers de la chair dont l'âme est éblouie,
Aux chansons, au sourire, à l'amour frais et beau,
Le refroidissement lugubre du tombeau !

VIII

Qu'est-ce donc que Jeannie a fait chez cette morte ?
Sous sa cape aux longs plis qu'est-ce donc qu'elle emporte ?
Qu'est-ce donc que Jeannie emporte en s'en allant ?
Pourquoi son cœur bat-il ? Pourquoi son pas tremblant
Se hâte-t-il ainsi ? D'où vient qu'en la ruelle
Elle court, sans oser regarder derrière elle ?
Qu'est-ce donc qu'elle cache avec un air troublé
Dans l'ombre, sur son lit ? Qu'a-t-elle donc volé ?

IX

Quand elle fut rentrée au logis, la falaise
Blanchissait; près du lit elle prit une chaise
Et s'assit toute pâle ; on eût dit qu'elle avait
Un remords, et son front tomba sur le chevet,
Et, par instants, à mots entrecoupés, sa bouche
Parlait pendant qu'au loin grondait la mer farouche.

"Mon pauvre homme ! Ah ! Mon Dieu ! Que va-t-il dire ? Il a
Déjà tant de souci ! Qu'est-ce que j'ai fait là ?
Cinq enfants sur les bras ! Ce père qui travaille !
Il n'avait pas assez de peine ; il faut que j'aille
Lui donner celle-là de plus. - C'est lui ? - Non. Rien.
- J'ai mal fait. - S'il me bat, je dirai : Tu fais bien.
- Est-ce lui ? - Non. - Tant mieux. - La porte bouge comme
Si l'on entrait. - Mais non. - Voilà-t-il pas, pauvre homme,
Que j'ai peur de le voir rentrer, moi, maintenant !"
Puis elle demeura pensive et frissonnant,
S'enfonçant par degrés dans son angoisse intime,
Perdue en son souci comme dans un abîme,
N'entendant même plus les bruits extérieurs,
Les cormorans qui vont comme de noirs crieurs,
Et l'onde et la marée et le vent en colère.

La porte tout à coup s'ouvrit, bruyante et claire,
Et fit dans la cabane entrer un rayon blanc ;
Et le pêcheur, traînant son filet ruisselant,
Joyeux, parut au seuil, et dit : C'est la marine !

X

"C'est toi !" cria Jeannie, et, contre sa poitrine,
Elle prit son mari comme on prend un amant,
Et lui baisa sa veste avec emportement
Tandis que le marin disait : "Me voici, femme !"
Et montrait sur son front qu'éclairait l'âtre en flamme
Son cœur bon et content que Jeannie éclairait,
"Je suis volé, dit-il ; la mer c'est la forêt.
- Quel temps a-t-il fait ? - Dur. - Et la pêche ? - Mauvaise.
Mais, vois-tu, je t’embrasse, et me voilà bien aise.
Je n'ai rien pris du tout. J'ai troué mon filet.
Le diable était caché dans le vent qui soufflait.
Quelle nuit ! Un moment, dans tout ce tintamarre,
J'ai cru que le bateau se couchait, et l'amarre
A cassé. Qu'as-tu fait, toi, pendant ce temps-là ?"
Jeannie eut un frisson dans l'ombre et se troubla.
"Moi ? dit-elle. Ah ! Mon Dieu ! Rien, comme à l'ordinaire,
J'ai cousu. J'écoutais la mer comme un tonnerre,
J'avais peur. - Oui, l'hiver est dur, mais c'est égal."
Alors, tremblante ainsi que ceux qui font le mal,
Elle dit : "A propos, notre voisine est morte.
C'est hier qu'elle a dû mourir, enfin, n'importe,
Dans la soirée, après que vous fûtes partis.
Elle laisse ses deux enfants, qui sont petits.
L'un s'appelle Guillaume et l'autre Madeleine ;
L'un qui ne marche pas, l'autre qui parle à peine.
La pauvre bonne femme était dans le besoin."

L'homme prit un air grave, et, jetant dans un coin
Son bonnet de forçat mouillé par la tempête :
"Diable ! Diable ! dit-il, en se grattant la tête,
Nous avions cinq enfants, cela va faire sept.
Déjà, dans la saison mauvaise, on se passait
De souper quelquefois. Comment allons-nous faire ?
Bah ! Tant pis ! Ce n'est pas ma faute, C'est l'affaire
Du bon Dieu. Ce sont là des accidents profonds.
Pourquoi donc a-t-il pris leur mère à ces chiffons ?
C'est gros comme le poing. Ces choses-là sont rudes.
Il faut pour les comprendre avoir fait ses études.
Si petits ! On ne peut leur dire : Travaillez.
Femme, va les chercher. S'ils se sont réveillés,
Ils doivent avoir peur tout seuls avec la morte.
C'est la mère, vois-tu, qui frappe à notre porte ;
Ouvrons aux deux enfants. Nous les mêlerons tous,
Cela nous grimpera le soir sur les genoux.
Ils vivront, ils seront frère et sœur des cinq autres.
Quand il verra qu'il faut nourrir avec les nôtres
Cette petite fille et ce petit garçon,

les pauvres gens _3

Le bon Dieu nous fera prendre plus de poisson.
Moi, je boirai de l'eau, je ferai double tâche,
C'est dit. Va les chercher. Mais qu'as-tu ? Ça te fâche ?
D'ordinaire, tu cours plus vite que cela.

- Tiens, dit-elle en ouvrant les rideaux, les voilà!"

source de ce poème : http://www.jardinierdedieu.com/article-mc-1-1-8-preparez-le-chemin-du-seigneur-90965103.html

source image : insecula.com

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c'est la Saint NICOLAS

http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article939

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infos source image et petit texte : Jolie carte.com

 

Saint Nicolas

 

La Saint-Nicolas est une fête traditionnelle célébrée dans de nombreux pays européens (Allemagne, Belgique, Hongrie, etc…). Elle est aussi fêtée dans le nord-est de la France le 6 décembre ! Saviez-vous que c'est Saint Nicolas qui a donné naissance au personnage du père-noël ? Tout comme lui, il distribue cadeaux et bonbons aux enfants ! Distribuez un peu de bonheur à votre tour en envoyant une jolie carte !

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Posté par remiche à 06:12 - Gens / Enfants
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