13 mai 2013

Lettre à personne ...

Vous connaissez sans doute

"lettre à dieu", "lettre au président"

La Lettre à Élise - Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/La_Lettre_à_Élise
La Bagatelle en la mineur, WoO 59, « La Lettre à Élise » (Für Élise) est une pièce musicale pour piano en la mineur composée par Ludwig van Beethoven en ...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lettre_%C3%A0_M%C3%A9n%C3%A9c%C3%A9e

tant

d'autres lettres

alors voilà, vous avez patienté

je vous remercie

P1070938

Lettre à personne,

du temps s'est écoulé depuis Pâques 2004, ce coup de pied au cul, qui a été accompagné par des mots inacceptables de la part d'un chef d'établissement, ça fait bizarre ce retour dans le passé, 9 ans se sont écoulés depuis. Refaire le monde, impossible, il a d'abord fallu accepter après une lutte inutile contre cette institution l' éducation nationale ( pas de majuscule) ! Un combat mené sans le moindre résultat, si ce n'est une muraille d'incompréhension avec laquelle, la vie a continué lamentablement son cours comme l'eau qui coule dans la rivière et fait tourner le moulin. Rage et désespoir ont fait bon ménage, sans que la déprime s'installe ! La tête "haute" , l'état "limite", vivre sans accepter ces congés maladies, congés longue durée imposés pour arriver enfin à la retraite au 1er septembre 2006, comme un soulagement (peut-être).

Nicolas un ancien collègue un jour m'appelle ( courant novembre 2006) : " nous tenons à arroser ton départ en retraite, accepterais-tu ? Viendrais-tu au Collège ? " comme Nicolas faisait partie de mes collègues qui avaient encore une place dans mes souvenirs et dans mon cœur, j'ai dit : "oui" .

Nicolas, il faut le dire enseignait non seulement au Collège Émile Zola, mais à la Maison d'arrêt du Garet ( Villefranche) et au Séminaire à Ars, le type même d'un professeur "atypique" avec une ouverture d'esprit extraordinaire, un homme vrai; donc je n'ai guère réfléchi pour accepter cette invitation, merci Nicolas, toi qui avais compris ma détresse et mon refus total de retourner sur mon lieu de travail où j'avais œuvré de janvier 1984 à Pâques 2004.

Le jour "j" n'a été que du bonheur, retrouver ces collègues qui étaient là pour m'honorer et me montrer à quel point mon départ les avaient surpris. J'ai d'abord eu un beau discours de Nicolas, et le chef d'établissement (penaud et con à la fois) s'est senti "obligé" de m'offrir la médaille de la ville (qu'il avait eu en pleurant sur l'épaule du Maire) !

Je suis revenue avec des beaux cadeaux et le cœur plus léger ...mais les blessures se cicatrisent mal dans un tel cas.

La fin d'année 2006, je pouvais dire : "je suis à la Retraite" . Mais Raymond continuait à bosser, des jours avec et des jours sans ...Il y a eu le jour où maman est venue vivre sous notre toit, car elle ne pouvait plus rester seule dans son appartement, peu de temps avant le mariage de Rémi avec Marilyn (20 septembre 2008) la vie était ce qu'elle était, la présence de maman m'obligeait à me lever assez tôt et surtout de préparer un repas pour midi, sinon elle remuait les casseroles et disait : "qu'est-ce que nous allons becqueter ?" nous sortions faire des promenades, elle m'aidait à soulever mon déambulateur et nous étions bien ensemble, jusqu'au jour où tout doucement, elle changeait, se mettait à ne plus vouloir vivre, à implorer le ciel de venir la chercher pour qu'elle puisse retrouver son époux; je ne me plaignais pas, je continuais à être avec elle qui ne me reconnaissait plus comme sa fille, la vie n'était plus un long fleuve tranquille, mais aidée par Raymond je tenais le coup, jusqu'au jour où il a fallu prendre malgré nous une grave décision (d'ailleurs certain(e)s n'ont pas compris) ...direction l'hôpital, notre ami, médecin traitant avait raisonné maman : "quelques jours, pour soulager Michèle..." elle ne comprenait pas, elle n'avait plus sa tête (par moment) . Rémi et Marilyn étaient en voyage de noces ...à leur retour maman n'était plus de ce monde; ils sont arrivés pour ses obsèques ( le jour de ses 89 ans) du jour où cette page s'est tournée, je suis devenue orpheline et bien désemparée; ma vie a basculé vers un nouveau rythme qui n'avait plus de repères, je ne savais plus qu'il y avait : "le matin, le midi, le soir" non je n'ai pas sombré, j'ai tenu bon; mais là depuis cette retraite qui arrive pour Raymond, rien ne va plus.

Pourtant, comme je l'ai attendu ce jour "j", qui sonnera le 31 mai 2013 ! Pour l'instant, cet homme qui partage mon quotidien depuis le 27 mars 1976 est là, en vacances, le rythme doit reprendre des normes oubliées, et moi je suis comme le bateau ivre, je ne sais plus très bien où j'en suis, avec en plus une fatigue inexplicable, une lassitude sans nulle autre pareille ...aussi un mal être, un mal de vivre s'est installé, je ne suis plus moi, et je n'accepte pas ce qui me diminue avec l'âge; je sais que d'autres en sont au même point .

Ne vous moquez pas, ne me montrez pas du doigt, je n'ai pas pu tout dire, ce blog n'est qu'un support pour une lettre à personne, que ces quelques mots déposés ici, m'ouvrent la porte vers des jours meilleurs en compagnie de mon tendre époux, qui fait tout ce qu'il peut pour moi, je sais que je ne dois pas me plaindre mais faire des efforts pour lui aussi, qu'il ne se voit pas partager sa retraite avec une "zombie". Je suis heureuse d'avoir Rémi et Marilyn, qui sont des amours d'enfants pour nous; Rémi a du travail, ses études lui ont permis de faire ce qu'il voulait; Marilyn a réussi son CAPES et, je me revois dans mes débuts de carrière; nous sommes fiers d'eux. Mais, j'ai sans doute en moi cette incertitude pour 2013 / 2014, Marilyn affectée dans l'Académie de Grenoble, ce n'est pas le bout du monde, aussi je voudrais tant qu'elle obtienne un poste qui soit dans ses voeux ( effectivement, elle aurait pu être nommée à Lille, Créteil ou ...) c'est peut-être un point qui me "taraude" l'esprit sans que je le veuille vraiment. Alors je crois que je vais clore cette démarche épistolaire faite en ce jour de pluie, de ciel gris où j'ai décidé de "vivre debout", sans aller me réfugier sous la couette, branchée au respirateur !

31083c30

Dans quelques jours une visite est programmée

une rencontre importante

celle de

http://colinekifouine.canalblog.com/

le jour des 60 ans de Raymond

avec

une réalisation encore surprise

http://messculptures.canalblog.com/

fin avril 027vous devez

vous souvenir de "la mort du pin"

P1070967Cybèle, fidèle au poste surveillera leur arrivée

 

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25 mai 2012

C'était hier ...! Ils étaient au rendez-vous sur la route de la rencontre ....

Cher ami ou chère amie,

Ça y est, ça recommence :

Les départements se remettent à retirer en douce les panneaux d'annonce des radars !

Le processus avait été stoppé pendant plusieurs mois suite à la mobilisation massive des conducteurs.

Mais voilà que la semaine dernière, pendant que tous les regards étaient tournés vers la présidentielle, les départements de l'Ariège, de Charente, du Puy de Dôme, du Vaucluse et de Haute-Vienne en profitaient pour démonter leurs panneaux signalant les radars.

En théorie, ils devraient être remplacés par des "radars pédagogiques". Sauf qu'entre la théorie et la pratique, le fossé est large !

radar-pedagogique

Sur les 35 nouveaux radars qui ont été installés en France ces deux derniers mois, 11 ne sont pas signalés - ni par un panneau, ni par un "radar pédagogique".

AZE

Le but est évident : piéger coûte que coûte les conducteurs, même pour 3 ou 4 km/h au dessus de la limite autorisée, pour les faire passer à caisse !

Peu importe si les conducteurs, apercevant ces cabines non signalées au dernier moment, mettent un grand coup de frein par réflexe au risque de créer un accident (c'est malheureusement déjà arrivé. On se souvient, en décembre dernier, de ce jeune conducteur de Saint Etienne dont la voiture est partie en tonneaux suite au freinage brutal à la vue d'un radar non signalé).

Pour assurer la rentabilité des radars, les pouvoirs publics sont maintenant prêts à mettre la vie des usagers en danger !

Comment en est-on arrivé à de telles dérives ?

Depuis l'installation des premiers radars il y a 10 ans, les pouvoirs publics ont progressivement transformé la politique de sécurité routière pour tout miser sur la répression - peu importe si les routes sont en mauvais état ou mal aménagées, peu importe si les gens sont obligés de conduire les yeux rivés sur le compteur, ce qui est dangereux, peu importe si les jeunes ne sont pas assez sensibilisés aux dangers de la route...

L'important désormais, c'est de "faire du-------"

Devinez

?

après les impôts ,

d'autres ponctions dans le porte-monnaie du "petit français"

porte-monnaie-sabotcuir

à part cette lettre d'amour

je vous parlerai d'hier

&

de la "rencontre"

P1030946

infos : images du web, lettre reçue par email, le "clown" photo personnelle d'un tableau dans un resto à Vichy

info + de l'instant 16:07

pour les curieuses

&

curieux vous pouvez avoir une petite idée ici :

 

Les blogueuses savent recevoir..

 

Je serai brève - puisqu'il parait que je suis trop bavarde - si, si, vous allez voir... Hier, j'ai rencontré 2 blogueuses elle et elle , de charmantes blogueuses....C'est la 1ere Elle qui nous a…

 

Pour lire la suite cliquez ici



Posté par remiche à 10:41 - Lettre
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26 avril 2012

DE PHILIPPE TORRETON A JEAN FERRAT ....

jean-ferrat-un-grand-monsieur-de-la-chanson-francaise_48620_w460

Jean,

J'aimerais te laisser tranquille, au repos dans cette terre choisie. J'aurais aimé

que ta voix chaude ne serve maintenant qu'à faire éclore les jeunes pousses plus

tôt au printemps, la preuve, j'étais à Entraigues il n'y a pas si longtemps et je n'ai

pas souhaité faire le pèlerinage. Le repos c'est sacré !

Pardon te t'emmerder, mais l'heure est grave, Jean. Je ne sais pas si là où tu es

tu ne reçois que le Figaro comme dans les hôtels qui ne connaissent pas le débat

d'idées, je ne sais pas si tu vois tout, de là haut, ou si tu n'as que les titres d'une

presse vendue aux argentiers proche du pouvoir pour te tenir au parfum, mais

l'heure est grave!

Jean, écoute-moi, écoute-nous, écoute cette France que tu as si bien chantée,

écoute-la craquer, écoute la gémir, cette France qui travaille dur et rentre crevée

le soir, celle qui paye et répare sans cesse les erreurs des puissants par son sang

et ses petites économies, celle qui meurt au travail, qui s'abîme les poumons, celle

qui se blesse, qui subit les méthodes de management, celle qui s'immole devant

ses collègues de bureau, celle qui se shoote aux psychotropes, celle à qui on

demande sans cesse de faire des efforts alors que ses nerfs sont déjà élimés

comme une maigre ficelle, celle qui se fait virer à coups de charters, celle que l'on

traque comme d'autres en d'autres temps que tu as chantés, celle qu'on fait

circuler à coups de circulaires, celle de ces étudiants affamés ou prostitués, celle

de ceux-là qui savent déjà que le meilleur n'est pas pour eux, celle à qui on

demande plusieurs fois par jour ses papiers, celle de ces vieux pauvres alors que

leurs corps témoignent encore du labeur, celles de ces réfugiés dans leurs propre

pays qui vivent dehors et à qui l'on demande par grand froid de ne pas sortir de

chez eux, de cette France qui a mal aux dents, qui se réinvente le scorbut et la

rougeole, cette France de bigleux trop pauvres pour changer de lunettes, cette

France qui pleure quand le ticket de métro augmente, celle qui par manque de

superflu arrête l'essentiel...

Jean, rechante quelque chose je t'en prie, toi, qui en voulais à D'Ormesson de

déclarer, déjà dans le Figaro, qu'un air de liberté flottait sur Saigon, entends-tu

dans cette campagne mugir ce sinistre Guéant qui ose déclarer que toutes les

civilisations ne se valent pas? Qui pourrait le chanter maintenant ? Pas le rock

français qui s'est vendu à la Première dame de France. Ecris nous quelque chose à

la gloire de Serge Letchimy qui a osé dire devant le peuple français à quelle

famille de pensée appartenait Guéant et tout ceux qui le soutiennent !

Jean, l'huma ne se vend plus aux bouches des métro, c'est Bolloré qui a remporté

le marché avec ses gratuits. Maintenant, pour avoir l'info juste, on fait comme les

poilus de 14/18 qui ne croyaient plus la propagande, il faut remonter aux sources

soi-même, il nous faut fouiller dans les blogs... Tu l'aurais chanté même chez

Drucker cette presse insipide, ces journalistes fantoches qui se font mandater par

l'Elysée pour avoir l'honneur de poser des questions préparées au Président, tu

leurs aurais trouvé des rimes sévères et grivoises avec vendu...

Jean, l'Allemagne n'est plus qu'à un euro de l'heure du STO, et le chômeur est

visé, insulté, soupçonné. La Hongrie retourne en arrière ses voiles noires gonflées

par l'haleine fétide des renvois populistes de cette droite "décomplexée".

Jean, les montagnes saignent, son or blanc dégouline en torrents de boue,

l'homme meurt de sa fiente carbonée et irradiée, le poulet n'est plus aux

hormones mais aux antibiotiques et nourri au maïs transgénique. Et les

écologistes n'en finissent tellement pas de ne pas savoir faire de la politique. Le

paysan est mort et ce n'est pas les numéros de cirque du Salon de l'Agriculture

qui vont nous prouver le contraire.

Les cowboys aussi faisaient tourner les derniers indiens dans les cirques. Le

paysan est un employé de maison chargé de refaire les jardins de l'industrie

agroalimentaire. On lui dit de couper il coupe, on lui dit de tuer son cheptel il le

tue, on lui dit de s'endetter il s'endette, on lui dit de pulvériser il pulvérise, on lui

dit de voter à droite il vote à droite... Finies les jacqueries!

Jean, la Commune n'en finit pas de se faire massacrer chaque jour qui passe.

Quand chanterons-nous "le Temps des Cerises" ? Elle voulait le peuple instruit, ici

et maintenant on le veut soumis, corvéable, vilipendé quand il perd son emploi,

bafoué quand il veut prendre sa retraite, carencé quand il tombe malade... Ici on

massacre l'Ecole laïque, on lui préfère le curé, on cherche l'excellence comme on

chercherait des pépites de hasards, on traque la délinquance dès la petite enfance

mais on se moque du savoir et de la culture partagés...

Jean, je te quitte, pardon de t'avoir dérangé, mais mon pays se perd et comme

toi j'aime cette France, je l'aime ruisselante de rage et de fatigue, j'aime sa voix

rauque de trop de luttes, je l'aime intransigeante, exigeante, je l'aime quand elle

prend la rue ou les armes, quand elle se rend compte de son exploitation, quand

elle sent la vérité comme on sent la sueur, quand elle passe les Pyrénées pour

soutenir son frère ibérique, quand elle donne d'elle même pour le plus pauvre

qu'elle, quand elle s'appelle en 54 par temps d'hiver, ou en 40 à l'approche de

l'été. Je l'aime quand elle devient universelle, quand elle bouge avant tout le

monde sans savoir si les autres suivront, quand elle ne se compare qu'à elle

même et puise sa morale et ses valeurs dans le sacrifice de ses morts...

Jean, je voudrais tellement t'annoncer de bonnes nouvelles au mois de mai...

Je t'embrasse.

Philippe Torreton

infos : lettre reçue d'un ami par émail, les 2 photos du web

Philippe_Torreton_Cannes

Posté par remiche à 04:26 - Lettre
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