05 septembre 2014

Suivez le guide ! Petite promenade en septembre dans le jardin ...

Un guide parfait !

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Vous allez voir de jolies fleurs ...et un petit visiteur .

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Green

 Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches
Et puis voici mon coeur qui ne bat que pour vous.
Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches

Et qu'à vos yeux si beaux l'humble présent soit doux.


J'arrive tout couvert encore de rosée

Que le vent du matin vient glacer à mon front.

Souffrez que ma fatigue à vos pieds reposée
Rêve des chers instants qui la délasseront.

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Sur votre jeune sein laissez rouler ma tête

Toute sonore encor de vos derniers baisers
Laissez-la s'apaiser de la bonne tempête
Et que je dorme un peu puisque vous reposez.

Paul Verlaine

Désolée, je n'ai pas de fruits à vous offrir, seul un pied de vigne avec quelques misérables grappes de raisin ayant survécues aux orages; ce n'est pas cette année que nous ferons du vin !

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Posté par remiche à 15:01 - Botanique ...et poésie
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20 août 2014

Un arbre que j'aime beaucoup !

Depuis notre balcon, il s'offre à nous pour un grand plaisir . .

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http://fr.wikipedia.org/wiki/Olea_europaea

Tu prenais du soleil la chaleur qui endort,
Tu laissais à tes pieds se répandre ses ors.
Qu'il était doux s'étendre à l'ombre de tes stores!
 
Sur ton tronc torturé, tes souples branches dansent
Et leur mêlée nous cache, en battant la cadence,
Si celle qui finit là, de ce côté commence.
 
Roi de l'aride steppe, tu en fais champs fertile.
Car tu es arbre et comment l'arbre peut-il
Etre si beau quand ciel et terre lui sont hostiles ?
     
Quand à ton sol la soif fait que l'herbe se meurt,
On laboure à l'entour, comme fait le semeur
Pour couler dans ta sève les nuées de la mer.
 
Et tes feuilles d'argent sur tes rameaux posées
Recueillent du matin les gouttes de rosée
Et rangent de riches perles en collier d'épousée.
 
Tu éclairas le monde, ses temples, ses chemins.
Tu es l'arbre du pauvre, tu adoucis son pain.
Sans toi serait brouet le banquet des rupins.
 
Dans ma pensée tu es présent à tous mes âges.
Dans les jardins, dans la forêt, dans le pacage.
Tous mes chemins passèrent à travers ton bocage.
 
Tu es l'arbre du peuple, des princes et des morts,
Mais au fond de mon âme qui là-bas rôde encore,
Tu es de ma jeunesse le plus beau des décors.


Paris, mars 1995 

André LAPERROUSAZ **
(Carnot : 1935 - 1941)   

Posté par remiche à 12:06 - Botanique ...et poésie

17 mars 2014

Merci Sonia de m'offrir le printemps de ton jardin ...

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Les paupières des fleurs.

Les paupières des fleurs, de larmes toujours pleines,
Ces visages brumeux qui, le soir, sur les plaines
Dessinent les vapeurs qui vont se déformant,
Ces profils dont l'ébauche apparaît dans le marbre,
Ces yeux mystérieux ouverts sur les troncs d'arbre,
Les prunelles de l'ombre et du noir firmament
Qui rayonnent partout et qu'aucun mot ne nomme,
Sont les regards de Dieu, toujours surveillant l'homme,
Par le sombre penseur entrevus vaguement.



Victor Hugo.

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La pauvre fleur.

La pauvre fleur disait au papillon céleste
— Ne fuis pas !
Vois comme nos destins sont différents. Je reste,
Tu t'en vas !

Pourtant nous nous aimons, nous vivons sans les hommes
Et loin d'eux,
Et nous nous ressemblons, et l'on dit que nous sommes
Fleurs tous deux !

Mais, hélas ! l'air t'emporte et la terre m'enchaîne.
Sort cruel !
Je voudrais embaumer ton vol de mon haleine
Dans le ciel !

Mais non, tu vas trop loin ! — Parmi des fleurs sans nombre
Vous fuyez,
Et moi je reste seule à voir tourner mon ombre
À mes pieds !

Tu fuis, puis tu reviens, puis tu t'en vas encore
Luire ailleurs.
Aussi me trouves-tu toujours à chaque aurore
Toute en pleurs !

Oh ! pour que notre amour coule des jours fidèles,
Ô mon roi,
Prends comme moi racine, ou donne-moi des ailes
Comme à toi !



Victor Hugo.

 

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Des fleurs fines.

Des fleurs fines et mousseuses comme l'écume
Poussaient au bord de nos chemins
Le vent tombait et l'air semblait frôler tes mains
Et tes cheveux avec des plumes.

L'ombre était bienveillante à nos pas réunis
En leur marche, sous le feuillage ;
Une chanson d'enfant nous venait d'un village
Et remplissait tout l'infini.

Nos étangs s'étalaient dans leur splendeur d'automne
Sous la garde des longs roseaux
Et le beau front des bois reflétait dans les eaux
Sa haute et flexible couronne.

Et tous les deux, sachant que nos coeurs formulaient
Ensemble une même pensée,
Nous songions que c'était notre vie apaisée
Que ce beau soir nous dévoilait.

Une suprême fois, tu vis le ciel en fête
Se parer et nous dire adieu ;
Et longtemps et longtemps tu lui donnas tes yeux
Pleins jusqu'aux bords de tendresses muettes.



Émile Verhaeren.

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Posté par remiche à 19:01 - Botanique ...et poésie

23 avril 2013

C'est la saison des tulipes !

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La Tulipe

Recueil : "Poésies nouvelles et inédites"

Moi, je suis la tulipe, une fleur de Hollande ;
Et telle est ma beauté, que l’avare Flamand
Paye un de mes oignons plus cher qu’un diamant,
Si mes fonds sont bien purs, si je suis droite et grande.

Mon air est féodal, et, comme une Yolande
Dans sa jupe à longs plis étoffée amplement,
Je porte des blasons peints sur mon vêtement,
Gueules fascé d’argent, or avec pourpre en bande.

Le jardinier divin a filé de ses doigts
Les rayons du soleil et la pourpre des rois
Pour me faire une robe à trame douce et fine.

Nulle fleur du jardin n’égale ma splendeur,
Mais la nature, hélas ! n’a pas versé d’odeur
Dans mon calice fait comme un vase de Chine.

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bon mardi sur la folieen attendant les iris

!

Posté par remiche à 10:15 - Botanique ...et poésie
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27 juillet 2012

Il y a eu ce moment de mélancolie ! Effaçons le "mél"........ il reste ancolie !

ancolie-4719http://fr.wikipedia.org/wiki/Ancolie

cette fleur peut s'habiller de toutes les couleurs

ancolie

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ancolie3http://les.fleurs.free.fr/FLEURSSYMBOLESAD/index-02.php

mais aussi

  • Ancolie :
    • (non précisé) : folie ; je suis fou de vous; tristesse ; solitude
    • rosée ou bleue, incertitude, vous me jetez dans un grand trouble.
    • blanche : je vous aime mais ma solitude ou votre absence me chagrine.
    • bleue : tristesse
    • rose : je t'aime tellement ; tout est gris quand tu n'es pas là

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      ancolie-rose-p1070233

      http://www.unjourunpoeme.fr/auteurs/jammes-francis

      Deux ancolies se balançaient…

      Francis JAMMES
      Recueil : "Clairières dans le ciel"

      Deux ancolies se balançaient sur la colline.
      Et l’ancolie disait à sa sœur l’ancolie :
      Je tremble devant toi et demeure confuse.
      Et l’autre répondait : si dans la roche qu’use
      l’eau, goutte à goutte, si je me mire, je vois
      que je tremble, et je suis confuse comme toi.

      Le vent de plus en plus les berçait toutes deux,
      les emplissait d’amour et mêlait leurs cœurs bleus.

      Je dédicace cette note à mes ami(e)s fidèles et en particulier Michel Werlen qui m'a ouvert les yeux sur cette magnifique fleur nommée ancolie .
      http://www.fond-ecran-image.com/galerie-membre,fleur-ancolie,bouquet-d-ancolies-20110412jpg.php
      Je précise aussi que ces photos sont glanées sur le Web ; alors que l'on ne vienne pas "m'emmerder" oui c'est le mot pour le droit à l'image; car chaque fois que j'ai signalé, demandé l'autorisation, je n'ai jamais eu la moindre réponse !

      bon vendredi papillonps / mon dieu , mea-culpa, c'était hier & j'ai oublié la fête de mon amie Anne !

      Anne


Posté par remiche à 10:20 - Botanique ...et poésie
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25 août 2011

CHEVREFEUILLE DE L'HIMALAYA ou LEYCESTERIA FORMOSA ...

appelé aussi

"l'arbre aux faisans"

arbre faisans 2-1

 

 faisan neige

 

 

arbre faisan fruit-3

c'est un arbuste  que je ne connaissais pas (non plus) 

!

c'est magnifique et il paraît que les faisans sont friands des graines

info / photos du web et poésie du web

 

faisan vosges

mais voilà , je vais vous raconter une histoire vraie au sujet non pas de cet arbuste mais du faisan :

 il était une fois le grand'père de mon époux , qui se plaisait à faire des blagues !

Un jour il rentre du marché et annonce froidement : " je me suis fait tatouer un faisan ! "

où  pépé ?

demandent en coeur les présents ;

sur le ventre ..

l'impatience est grande !

Tous veulent voir , aussi il déboutonne doucement sa chemise ,

l'écarte un peu et son nombril devient visible ;

mais pas de faisan !

où est-il ton faisan pépé ?

réponse :

" regardez bien il est là ! mais il ne reste que son trou du cul !"

depuis qu'il n'est plus là

cette histoire reste toujours vivante

la preuve je viens de vous la raconter

merci pépé

arbre aux faisans 1pour terminer une belle poésie

 

Auguste Angellier

1848/1911

 Le faisan doré

Quand le Faisan doré courtise sa femelle,
Et fait, pour l'éblouir, la roue, il étincelle
De feux plus chatoyants qu'un oiseau de vitrail.
Dressant sa huppe d'or, hérissant son camail
Couleur d'aube et zébré de rayures d'ébène,
Gonflant suri plastron rouge ardent, il se promène,
Chaque aile soulevée, en hautaines allures ;
Son plumage s'emplit de lueurs, les marbrures
De son col vert bronzé, l'ourlet d'or de ses pennes,
L'incarnat de son dos, les splendeurs incertaines
De sa queue où des grains serrés de vermillon
Sont alternés avec des traits noirs sur un fond
De riche, somptueuse et lucide améthyste,
Tout s'allume, tout luit...

... Et, sur ces yeux muants de claires pierreries
S'unissant, se brisant en des joailleries
Que sertissent le bronze et l'acier, et l'argent,
Court encore un frisson d'or mobile et changeant,
Qui naît, s'étale, fuit, se rétrécit, tressaille,
Éclate, glisse, meurt, coule, ondule, s'écaille,
S'écarte en lacis d'or, en plaques d'or s'éploie,
Palpite, s'alanguit, se disperse, poudroie,
Et d'un insaisissable et féerique réseau
Enveloppe le corps enflammé de l'oiseau.

Posté par remiche à 12:36 - Botanique ...et poésie