27 juin 2010

Juste avant de tout débrancher !

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Posté par remiche à 18:55


25 juin 2010

Partir enfin ! Partir en poésie de Cécile Chabot

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Partir !

Aller n’importe où,

vers le ciel ou vers la mer, vers la montagne ou vers la plaine!

Partir !

Aller n’importe où,

vers le travail vers la beauté ou vers l’amour !

Mais que ce soit une âme pleine de rêves de lumières,

avec pleine de bonté, de forces et de pardon !

S’habiller de courage et d’espoir et partir malgré les matins glacés,

les midis de feu, le soir sans étoiles

Raccommoder s’il le faut. nos cœurs voiles trouées, arrachées au mât des bateaux.

Mais partir !

Allez n’importe où et malgré tout !

Mais accomplir une œuvre !

Et que l’œuvre choisie soit belle, et qu’on y mette tout son cœur,

et qu’on lui donne toute sa vie.

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Cécile Chabot (1907-1990)

Cécile Chabot est née en 1907 à L'Annonciation (Comté des Deux-Montagnes, Québec) et elle est décédée à Montréal, le 30 mai 1990. Elle fait ses études à l'École des arts et métiers, puis à l'École des beaux-arts de Montréal. Son goût du voyage la conduit souvent en dehors du Québec. Elle travaille durant quelque temps au Département des Archives nationales de la Province de Québec.

En 1929, elle obtient la médaille d'or de la Société des poètes dont elle fut la vice-présidente; en 1964, la Société royale du Canada lui décerne la médaille de bronze pour son conte Féerie, déclaré alors le meilleur livre de langue française. Cécile Chabot est membre de la Société des écrivains canadiens et de la Société Royale du Canada.

Artiste, elle illustre ses livres avec goût et sobriété: Vitrail (poésie), Légende mystique Imagerie (conte), Paysannerie (conte), Et le cheval vert (contes). Féerie (conte) et Le médecin de campagne. Publiciste, peintre et poète, elle est une artiste aux multiples talents.

Extrait du " Dictionnaire pratique des auteurs québécois"

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ce n'est qu'un au-revoir

départ le 28

direction le pays des cigales

des lavandes

des oliviers

&

des abeilles

ciel bleu

air pur

amitié

profitez de mon absence

pour visiter

mon blog

et parcourir mes liens

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Posté par remiche à 08:00

23 juin 2010

Motercalo en pense quoi ? Pour toi Rémi : Michael Jackson, un an déjà...

25 juin 2009 / 25 juin 2010

que doit-on penser en visionnant cette vidéo ?

jusqu'où peuvent aller les "médias " ?

nous vivons dans un monde absurde

où est la vérité ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Michael_Jackson

pour toi ces liens en plus

http://www.melty.fr/michael-jackson-un-telefilm-sur-sa-vie-e-actu28408.html

http://www.melty.fr/michael-jackson-un-an-apres-sa-mort-sa-m-actu36081.html

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Posté par remiche à 10:27

22 juin 2010

AVANT DE PARTIR.....un dernier regard !

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Le regard

Regarder, c'est plus que voir. On s'exprime avec notre corps, bien autant qu'avec notre mental.Notre voix, nos gestes, notre attitude, notre regard en disent plus long que de grands discours. Comment le regard exprime-t-il nos sentiments ? Les yeux sont-ils le miroir de l'âme ? Le renard disait au petit Prince : " On ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux." Notre regard en dit long sur notre être, sur notre ressenti, sur la perception de l'autre, que ce soit le regard que je porte aux autres, ou que d'autres me portent .

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Le regard des autres est un miroir pour chacun :

* Regard bienveillant, compréhensif , indulgent , qui aide à grandir...

* Regard déçu qui dit : "Peut mieux faire !"

* Regard hautain, méprisant, ironique, dédaigneux, qui se veut supérieur...

* Regard qui tue, qui casse, qui culpabilise, qui veut faire mal...

* Regard indifférent , qui peut aussi faire mal : "Je ne suis rien !"

* Regard critique , qui juge et vous met une étiquette..

* Regard direct, admiratif, qui dit : " C'est bien !"

* Regard aimant, chaleureux, qui réconforte....

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Il faut avoir conscience de la portée de son regard et se dire qu'on peut toujours le changer . Il y a le regard qui dévisage et voit ce qui ne va pas et le regard qui envisage et voit autrement, plus loin que l'apparence, plus loin que la différence ...

A nous de voir !

France Gobet  (Mosaïque n° 82 )

que je remercie pour son autorisation de publier son écrit

&

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Regarder, c'est plus que voir

Dans le mot regarder , il y a le mot "garder". On garde une image de quelqu'un. On garde le souvenir de quelqu'un.

Regarder c'est mettre tout son être en action . C'est se mettre à l'affût de l'autre, l'attendre, le guetter,le surprendre. C'est lui donner toutes ses chances.

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Un regard d'amour, c'est fou ce que ça peut changer une vie. Un regard de haine, c'est fou ce que cela peut détruire.

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Il est des regards qui vous éveillent, d'autres au contraire qui vous glacent. Il est aussi des regards distraits, qui vous effleurent à peine.

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Mais il en est d'autres qui vous font naître ! Ces regards-là ne vous jugent pas, ils vous disent, complices : "Mais vas-y , n'aie pas peur !"

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Ces regards vous aident à vous risquer au-delà de vous .

Anonyme

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Posté par remiche à 11:31

21 juin 2010

c'est l'été mais Motercalo est peut-être à l'origine de ........

les_tarsiers_sont_de_minuscules_primates_mesurant_environ_15_cm_a_l_age_adulte_14926_w460la biodiversité ou l'inverse ?

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La biodiversité, une réalité difficile à cerner
«La biodiversité se définit à la fois comme la variété des formes du vivant et celle des écosystèmes dans lesquels on retrouve les organismes vivants. Pour les scientifiques, elle se mesure par la variété des espèces dans les écosystèmes, et même par la variété des paysages et des associations végétales d'un milieu donné.

Pour le profane toutefois, la réalité est beaucoup plus difficile à appréhender. Si on peut assez bien apprécier la diversité des paysages et des animaux supérieurs, la diversité des formes génétiques ou des variétés est hors de portée de l'évaluation du commun des mortels. Que dire alors des insectes, des acariens, des champignons mycorhiziens ou des algues microscopiques qui constituent la majorité des organismes vivants?

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La réduction de la biodiversité est aussi un phénomène difficile à saisir. En effet, les espèces ne disparaissent généralement pas brutalement. C'est souvent la résultante d'un long processus de raréfaction qui fait que les derniers représentants d'une espèce ne peuvent plus résister aux pressions du milieu. Et ce sont souvent les espèces les plus discrètes qui disparaissent les premières, sans que les paysages en soient notablement modifiés.

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Enfin, le monde moderne nous impose des idées fortes, inféodées à des objectifs de mise en marché et de production industrielle. Ces idées fortes réduisent la diversité nécessaire à la satisfaction des besoins humains à une diversité superficielle. Les impératifs de la production industrielle et de la distribution à large échelle imposent des contraintes dont ne s'accommodent que quelques variétés de plantes ou d'animaux résistants aux conditions difficiles de l'agriculture intensive ou de l'élevage en batterie. On tend ainsi à diminuer la diversité culturelle liée à l'usage de variétés locales et aux usages traditionnels des ressources naturelles, phénomène renforcé par la culture de masse internationale.»

CLAUDE VILLENEUVE, «La conservation de la biodiversité», L'Agora, vol. 1, no. 10, juillet/août 1994.

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dans ce monde Motercalien

si vous ne comprenez rien

pas grave

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Méthode Motercalo

Qu’est ce que la méthode Motercalo ?

Lancée dans les années 1980 aux USA, la méthode Motercalo est un ensemble de techniques et de règles de vie destinées à développer votre pouvoir sur vous même et vous attraction sur les autres.

La méthode Motercalo a prouvé ses effets à maintes reprise dans le cadre du programme Motercalo mise en place dès 1978 dans l’université de l’Ohio.

Reprendre gout à la vie, maigrir, prendre confiance en soi, manipuler les autres, maitriser son animal de compagnie, ressentir l’effet de serre : tout cela vous est désormais accessible via nos méthodes.

&

un clin d'oeil bien spécial

à toute l'équipe Motercalienne

qui

se reconnaîtra

ici une piste

http://blogoliviersc.org/?p=3308

pour vous éclairer un peu plus

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Posté par remiche à 08:08


20 juin 2010

Bonne fête à tous les pères et au mien...qui vit en moi !

4 photos :

*Jean-Baptiste Chenaud père de Raymond

*Raymond père de Rémi

*Eric Ramain père de Marilyn qui conduit sa fille pour qu'elle devienne l'épouse de Rémi (Eglise de Montceaux)

*Robert Dessard mon père qui me manque chaque jour d'avantage...

(Nos pères sont photographiés le jour des conscrits année 1998 pour papa et année 2007 pour le papa de Raymond : 80 ans tous les deux) .

Le temps passe , il en manque un ...

Longue vie à Jean -Baptiste, Raymond, Eric....bonne fête en ce 20 juin 2010 à vous  !

Trois pères heureux ..Bonne_fete_papa

...Un père n'est pas celui qui donne la vie, ce serait trop facile,

un père c'est celui qui donne l'amour.
Denis Lord.

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Posté par remiche à 00:06

18 juin 2010

Lassitude ..."michèlitude" !

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les jours se suivent et ne se ressemblent pas

pourquoi tant de haine ?

pourquoi tant d'incompréhension ?

oui je suis fatiguée physiquement et moralement

je pourrais fermer mon blog définitivement

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mais non

il y a encore des pages à écrire

des pages à tourner

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il ne faut pas renoncer

jamais abandonner

même si au bout du fil l'autre crache son venin

même si l'autre n'a rien compris

même si l'autre s'accroche à du virtuel

qui me saoule et me fait bander les neurones

bientôt

ici

fermeture annuelle

vous pourrez naviguer dans les liens

que je laisse

bien que j'aurais besoin de faire un grand ménage d'été

car

c'est bientôt l'été

chardons_ete_

seulement d'après le calendrier

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en mon absence

vous pourrez laisser une trace de votre passage

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un petit mot

un seul

ou

rien

"les mots disent parfois si peu de choses et ne savent que faire du bruit"

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LE MOT

j'aimerais adopter la formule

"tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil"

mais ce n'est plus la réalité

Calligramme

Braves gens, prenez garde aux choses que vous dites
Braves gens, prenez garde aux choses que vous dites !
Tout peut sortir d'un mot qu'en passant vous perdîtes ;
TOUT, la haine et le deuil !
Et ne m'objectez pas que vos amis sont sûrs
Et que vous parlez bas.

Ecoutez bien ceci :

Tête-à-tête, en pantoufle,
Portes closes, chez vous, sans un témoin qui souffle,
Vous dites à l'oreille du plus mystérieux
De vos amis de cœur ou si vous aimez mieux,
Vous murmurez tout seul, croyant presque vous taire,
Dans le fond d'une cave à trente pieds sous terre,
Un mot désagréable à quelque individu.
Ce MOT - que vous croyez que l'on n'a pas entendu,
Que vous disiez si bas dans un lieu sourd et sombre -
Court à peine lâché, part, bondit, sort de l'ombre ;
Tenez, il est dehors ! Il connaît son chemin ;
Il marche, il a deux pieds, un bâton à la main,
De bons souliers ferrés, un passeport en règle ;
Au besoin, il prendrait des ailes, comme l'aigle !
Il vous échappe, il fuit, rien ne l'arrêtera ;
Il suit le quai, franchit la place, et cætera
Passe l'eau sans bateau dans la saison des crues,
Et va, tout à travers un dédale de rues,
Droit chez le citoyen dont vous avez parlé.
Il sait le numéro, l'étage ; il a la clé,
Il monte l'escalier, ouvre la porte, passe, entre, arrive
Et railleur, regardant l'homme en face dit :
"Me voilà ! Je sors de la bouche d'un tel."

Et c'est fait. Vous avez un ennemi mortel.

Posté par remiche à 13:32

17 juin 2010

Demain 70 ans écoulés .....depuis l'Appel !

Le Général de Gaulle arrive à Londres le I7 juin 1940. Le dernier gouvernement de la IIIe République a disparu au cours de la nuit précédente. Le Maréchal Pétain ayant demandé l'armistice et invité les Français à déposer les armes, le Général de Gaulle lance son premier appel entré dans l'histoire.

Doit -on oublier cet appel ?

un lien photo ce 18 juin

http://www.linternaute.com/actualite/magazine/de-gaulle/?f_id_newsletter=3144&utm_source=benchmail&utm_medium=ML8&utm_campaign=E10173848&f_u=2467136

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Mérignac, la veille de l’appel
L’épopée de la France libre débute le 17 juin, à Mérignac près de Bordeaux. Juin 1940, le général de Gaulle tente, en vain, de convaincre le gouvernement français en exil de poursuivre les combats aux côtés des Britanniques. Sur un constat d’échec, il s’envole depuis l’aérodrome de Mérignac vers Londres. Soixante-dix ans après, la ville de Mérignac organise, aujourd’hui, une reconstitution de cette dernière journée du général sur le sol français avant son retour quatre ans plus tard. Rappelons aussi que Mérignac fut aussi, durant l’occupation, l’un des plus importants camps de transits des Juifs arrêtés dans le sud-ouest de la France. Plus de 1.690 y furent détenus avant d’être envoyés vers Drancy, antichambre d’Auschwitz et des camps de la mort.

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« Le nationalisme, c’est la haine des autres. Le patriotisme, c’est l’amour des siens », écrivait le résistant et immense romancier Romain Gary. C’est justement cet amour de la patrie chérie, celui de la liberté et de la République, que nous donne à célébrer le 70e anniversaire de l’appel du 18 juin, lancé depuis Londres par le général de Gaulle.

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Message du refus : refus du renoncement, refus de la honte capitularde devant la force barbare. Message d’espoir : espoir d’une jeunesse qui traverse la Manche pour organiser la Résistance face à l’occupant nazi et aux politicards complices qui, eux, gagneront Vichy, avant d’y perdre leur âme. .

NB/ bonne fête à tous les "Hervé"affiche_appel

Posté par remiche à 09:47

15 juin 2010

Note que je dédie à Pat ♫♫♫♥♥♥ : la colère !

RembrandtAlfred de Vigny vigny

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La colère de Samson

Le désert est muet, la tente est solitaire.
Quel Pasteur courageux la dressa sur la terre
Du sable et des lions? - La nuit n'a as calmé
La fournaise du jour dont l'air est enflammé.
Un vent léger s'élève à l'horizon et ride
Les flots de la poussière ainsi qu'un lac limpide.
Le lin blanc de la tente est bercé mollement ;
L'oeuf d'autruche allumé veille paisiblement,
Des voyageurs voilés intérieure étoile,
Et jette longuement deux ombres sur la toile.

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L'une est grande et superbe, et l'autre est à ses pieds :
C'est Dalila, l'esclave, et ses bras sont liés
Aux genoux réunis du maître jeune et grave
Dont la force divine obéit à l'esclave.
Comme un doux léopard elle est souple, et répand
Ses cheveux dénoués aux pieds de son amant.
Ses grands yeux, entr'ouverts comme s'ouvre l'amande,
Sont brûlants du plaisir que son regard demande,
Et jettent, par éclats, leurs mobiles lueurs.
Ses bras fins tout mouillés de tièdes sueurs,
Ses pieds voluptueux qui sont croisés sous elle,
Ses flancs plus élancés que ceux de la gazelle,
Pressés de bracelets, d'anneaux, de boucles d'or,
Sont bruns ; et, comme il sied aux filles de Hatsor,
Ses deux seins, tout chargés d'amulettes anciennes,
Sont chastement pressés d'étoffes syriennes.

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Les genoux de Samson fortement sont unis
Comme les deux genoux du colosse Anubis.
Elle s'endort sans force et riante et bercée
Par la puissante main sous sa tête placée.
Lui, murmure ce chant funèbre et douloureux
Prononcé dans la gorge avec des mots hébreux.
Elle ne comprend pas la parole étrangère,
Mais le chant verse un somme en sa tête légère.

" Une lutte éternelle en tout temps, en tout lieu
Se livre sur la terre, en présence de Dieu,
Entre la bonté d'Homme et la ruse de Femme.
Car la Femme est un être impur de corps et d'âme.

L'Homme a toujours besoin de caresse et d'amour,
Sa mère l'en abreuve alors qu'il vient au jour,
Et ce bras le premier l'engourdit, le balance
Et lui donne un désir d'amour et d'indolence.
Troublé dans l'action, troublé dans le dessein,
Il rêvera partout à la chaleur du sein,
Aux chansons de la nuit, aux baisers de l'aurore,
A la lèvre de feu que sa lèvre dévore,
Aux cheveux dénoués qui roulent sur son front,
Et les regrets du lit, en marchant, le suivront.
Il ira dans la ville, et là les vierges folles
Le prendront dans leurs lacs aux premières paroles.
Plus fort il sera né, mieux il sera vaincu,
Car plus le fleuve est grand et plus il est ému.
Quand le combat que Dieu fit pour la créature
Et contre son semblable et contre la Nature
Force l'Homme à chercher un sein où reposer,
Quand ses yeux sont en pleurs, il lui faut un baiser.
Mais il n'a pas encor fini toute sa tâche. -
Vient un autre combat plus secret, traître et lâche ;
Sous son bras, sous son coeur se livre celui-là,
Et, plus ou moins, la Femme est toujours DALILA.

Elle rit et triomphe ; en sa froideur savante,
Au milieu de ses soeurs elle attend et se vante
De ne rien éprouver des atteintes du feu.
A sa plus belle amie elle en a fait l'aveu :
" Elle se fait aimer sans aimer elle-même.
" Un Maître lui fait peur. C'est le plaisir qu'elle aime,
" L'Homme est rude et le prend sans savoir le donner.
" Un sacrifice illustre et fait pour étonner
" Rehausse mieux que l'or, aux yeux de ses pareilles,
" La beauté qui produit tant d'étranges merveilles
" Et d'un sang précieux sait arroser ses pas. "

- Donc ce que j'ai voulu, Seigneur, n'existe pas. -
Celle à qui va l'amour et de qui vient la vie,
Celle-là, par Orgueil, se fait notre ennemie.
La Femme est à présent pire que dans ces temps
Où voyant les Humains Dieu dit : Je me repens !
Bientôt, se retirant dans un hideux royaume,
La Femme aura Gomorrhe et l'Homme aura Sodome,
Et, se jetant, de loin, un regard irrité,
Les deux sexes mourront chacun de son côté.

Eternel ! Dieu des forts ! vous savez que mon âme
N'avait pour aliment que l'amour d'une femme,
Puisant dans l'amour seul plus de sainte vigueur
Que mes cheveux divins n'en donnaient à mon coeur.
- Jugez-nous. - La voilà sur mes pieds endormie.
- Trois fois elle a vendu mes secrets et ma vie,
Et trois fois a versé des pleurs fallacieux
Qui n'ont pu me cacher a rage de ses yeux ;
Honteuse qu'elle était plus encor qu'étonnée
De se voir découverte ensemble et pardonnée.
Car la bonté de l'Homme est forte, et sa douceur
Ecrase, en l'absolvant, l'être faible et menteur.

Mais enfin je suis las. - J'ai l'aine si pesante,
Que mon corps gigantesque et ma tête puissante
Qui soutiennent le poids des colonnes d'airain
Ne la peuvent porter avec tout son chagrin.

Toujours voir serpenter la vipère dorée
Qui se traîne en sa fange et s'y croit ignorée ;
Toujours ce compagnon dont le coeur n'est pas sûr,
La Femme, enfant malade et douze fois impur !
- Toujours mettre sa force à garder sa colère
Dans son coeur offensé, comme en un sanctuaire
D'où le feu s'échappant irait tout dévorer,
Interdire à ses yeux de voir ou de pleurer,
C'est trop ! - Dieu s'il le veut peut balayer ma cendre,
J'ai donné mon secret ; Dalila va le vendre.
- Qu'ils seront beaux, les pieds de celui qui viendra
Pour m'annoncer la mort ! - Ce qui sera, sera ! "

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Il dit et s'endormit près d'elle jusqu'à l'heure
Où les guerriers, tremblant d'être dans sa demeure,
Payant au poids de l'or chacun de ses cheveux,
Attachèrent ses mains et brûlèrent ses yeux,
Le traînèrent sanglant et chargé d'une chaîne
Que douze grands taureaux ne tiraient qu'avec peine,
La placèrent debout, silencieusement,
Devant Dagon leur Dieu qui gémit sourdement
Et deux fois, en tournant, recula sur sa base
Et fit pâlir deux fois ses prêtres en extase ;
Allumèrent l'encens ; dressèrent un festin
Dont le bruit s'entendait du mont le plus lointain,
Et près de la génisse aux pieds du Dieu tuée
Placèrent Dalila, pâle prostituée,
Couronnée, adorée et reine du repas,
Mais tremblante et disant : IL NE ME VERRA PAS !

Terre et Ciel ! avez-vous tressailli d'allégresse
Lorsque vous avez vu la menteuse maîtresse
Suivie d'un oeil hagard les yeux tachés de sang
Qui cherchaient le soleil d'un regard impuissant ?

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Et quand enfin Samson secouant les colonnes
Qui faisaient le soutien des immenses Pylônes
Ecrasant d'un seul coup sous les débris mortels
Ses trois mille ennemis, leurs Dieux et leurs autels ? -

Terre et Ciel ! punissez par de telles justices
La trahison ourdie en es amours factices
Et la délation du secret de nos coeurs
Arraché dans nos bras par des baisers menteurs
!

Posté par remiche à 00:10